En toute logique, le port d’un gilet airbag à moto peut s’avérer salvateur selon l’accident. Sur cette conclusion, la DGT d’Espagne a lancé une campagne de sensibilisation en février dernier, tout en envisageant d’imposer le port de cet équipement sur les routes interurbaines.


Les associations de motards espagnols montent au créneau

Les gilets airbag sont certes, des équipements de pointe en termes de sécurité, mais ils ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Souvent onéreux (400 euros minimum), ils représentent un frein majeur à la pratique de la moto. De fait, il n’y a rien d’étonnant à voir les usagers 2RM espagnols rejeter ce projet. Les associations ibériques de défense de la moto précisent que le port d’un tel équipement doit être un choix, et non une obligation.

« Le problème que nous avons est que, lorsqu’un pays européen légifère quelque chose concernant les motocyclistes, d’autres suivent, explique Juan Manuel Reyes, président de l’AMM (Asociación Mutua Motera). C’est ce qui s’est passé avec les gants en France. Lorsqu’ils sont devenus obligatoires dans notre pays voisin, le gouvernement espagnol a voulu imiter la mesure immédiatement. C’est pourquoi je pense que toute mesure approuvée dans un pays européen doit être surveillée par tous les motocyclistes européens, car tôt ou tard, il est possible qu’elle soit étendue à d’autres. »

En réponse à ces protestations, Fernando Grande-Marlaska, le ministre espagnol de l’Intérieur, annonce qu’il n’y aura pas - pour le moment - de port obligatoire du gilet airbag. Au cas où le projet serait reporté, l’AMM réclame une étude préalable et détaillée justifiant le port d’un tel équipement au quotidien.

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Crédit photo : Ixon

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