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Plus légère, plus puissante, plus techno : la Triumph Speed Triple 1200 RS emprunte le sens de l’Histoire. Toutefois, elle ne renie pas ce qui a fait sa patte depuis 1994 (souvenez-vous, la T301 noire de 1994, avec la plaquette publicitaire la mettant en scène, attachée au lampadaire à un chien très méchant, dans un ruelle sombre, ça vous posait direct l’engin !) : au-delà des performances, il y a un look et une posture.

La Speed Triple n’a peut-être pas toujours été le plus méchant des roadsters sportifs, surtout dans sa dernière déclinaison 1050 RS, mais elle a toujours conservé son identité, pour le plus grand bonheur des fans. Et cette version 1200 va leur permettre de bomber à nouveau le torse : en effet, Triumph a mis le curseur sur 180 chevaux, comme une certaine KTM 1290 Super Duke R et un peu au-dessus d’une Aprilia Tuono 1100 V4. Qu’on se le dise : la Speed revient aux affaires.

Un nouveau bloc
Ne vous fiez pas à la cylindrée du nouveau 3-cylindres : rien à voir, et c’est heureux, avec le bloc des Tiger 1200, qui cote du 85 x 71,4 mm (et 1215 cm3). La Speed, elle, arbore un nouveau moteur de 1160 cm3, et des pistons à course courte (90 x 60,8 mm). Du coup, par rapport à l’ancien bloc 1050, les régimes de rotation grimpent (de 650 tr/mn, avec 12 % d’inertie en moins) et la puissance aussi : 180 chevaux à 10 750 tr/min, et 125 Nm à 9000 tr/min. Ça devait envoyer sévère, comme on dit chez les jeunes, d’autant que le poids a été réduit de 10 kilos, avec 198 kg tous pleins faits.

Par rapport à la version 2020 de la Speed Triple, cela représente aussi un gain de 30 chevaux et 8 Nm. Et un gain de 7 kilos par rapport à la précédente génération, malgré l’augmentation de cylindrée. Il faut se souvenir que le bloc de la 1050 remontait toutefois à 2005.

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On aura remarqué le nouvel échappement latéral, qui remplace avantageusement la double sortie en position haute de l’ancienne génération. Triumph l’a doté d’une valve et garantit une signature sonore toujours aussi distinctive.

Affutée
Le châssis est au diapason. Nouveau cadre (en aluminium, plus léger de 17 %), nouvelle répartition des masses, et que des composants hauts de gamme pour cette Speed Triple 1200 RS : suspensions Öhlins entièrement réglables (fourche NIX30, amortisseur TTX36), pneus Metzeler Racetec RR, freins Brembo Stylema : voilà de quoi travailler votre science du pilotage.

Ce, d’autant que la dotation électronique est, comme toujours chez Triumph, à la pointe. La Speed Triple 1200 RS est particulièrement bien dotée pour la conduite sportive, avec un shifter de série, une centrale inertielle à six axes, un ABS Corner, 5 modes de conduite (dont un mode Track), un contrôle de traction à quatre niveaux (Rain, Road, Sport, Track). L’agrément au quotidien n’est pas oublié avec des feux à leds, un régulateur de vitesse, un tableau de bord connecté TFT couleur de 5’’ et, pour la première fois chez Triumph, un démarrage sans clé. De même, des commodos rétroéclairés et une batterie au lithium, plus légère de 2,3 kilos, font partie de la dotation de série. Deux autres chiffres : 830 mm de hauteur de selle, et 15,5 litres dans le réservoir.

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La Triumph Speed Triple 1200 RS sera disponible au mois de mars 2021, en deux coloris, noir avec des détails rouge et argent, ou bien en gris mat, avec des détails jaune, argent et noir.

Le tarif de 17 500 €, élevé, est en phase avec ce que propose la concurrence à ce niveau de performances. Les entretiens tous les 16 000 km peuvent toutefois faire la différence pour les gros rouleurs.

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A la rédaction de Moto Magazine, on en connaît quelques-uns qui piaffent d’impatience à l’idée de rouler dessus. Et vous, elle vous plaît, cette nouvelle Speed Triple 1200 RS ?

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