Vous êtes plutôt Fireball, Stellar ou Supernova  ? Cela dit, ce n’est très certainement pas une question de tarif qui vous fera choisir entre les trois déclinaisons de la Royal Enfield 350 Meteor, puisque, conformément aux (excellentes) habitudes de la marque indienne de proposer des machines au prix placé au plus juste, les écarts de prix sont faibles et le tout reste abordable.

En effet, comptez 4099 € pour la Fireball d’entrée de gamme, la Stellar un peu plus soignée avec son échappement chromé et son dosseret de selle est à 4189 € et la Supernova, mieux équipée (pare-brise, en plus d’une peinture deux-tons) est à 4279 €, ce qui en fait un excellent deal. On connaît des 125 nettement plus prétentieuses dès qu’il s’agit d’allonger la caillasse. Vous ferez donc peut-être votre choix en fonction des coloris, tous différents et au nombre de deux pour la Fireball, trois pour la Stellar et deux encore pour la Supernova.

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Tout nouveau, tout beau, tout moderne
Avec la Meteor, Royal Enfield fait entrer son monocylindre dans la modernité : le bloc est entièrement nouveau et conçu pour respecter tant les strictes normes indiennes BS-VI que notre Euro-5. Certes, les caractéristiques de puissance restent modestes, avec 20 chevaux à 6 100 tr/mn et 27 Nm à 4 000 tr/mn, mais pour du commuting tranquille ou un usage campagnard, cette Meteor a tout pour vous réapprendre les plaisirs de la conduite, le nez au vent et le sourire aux lèvres. Royal Enfield précise d’ailleurs que ce moteur ne vibre pas, est souple et offre quasiment le même niveau de performances qu’une Bullet 500, grâce à son agrément supérieur. Avec le réservoir de 15 litres et la consommation traditionnellement faible des monocylindres indiens, l’autonomie devrait approcher les 400 kilomètres.

D’après les premières vidéos qui ont été diffusées, le mono semble offrir une sonorité typique, pleine, avec quelques jolies pétarades à la décélération. Royal Enfield précise que la conception de ce bloc a été particulièrement soignée ; s’il n’y a pas de radiateur d’huile, des conduits internes d’huile sont dédiés au refroidissement, par exemple. Autre point d’importance : les révisions n’ont lieu que tous les 10 000 kilomètres pour les gros rouleurs, tous les 12 mois pour les autres. Les hommes de la R&D précisent que ce bloc a été conçu pour être un 350, et qu’un réalésage en 500 serait compliqué. Dommage.

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Facile d’accès
Un nouveau cadre a été conçu, avec une épine dorsale et deux montants dans la partie avant. La hauteur de selle reste contenue, à 765 mm, mais l’ergonomie a été pensée pour tous les gabarits. Confiée à Bybre, la filiale d’accès de Brembo, le freinage (2 disques, ABS double canal) offre des distances d’arrêt raccourcies de 10 % par rapport à la précédente Bullet 350.

Autre point de modernité, une fois à bord, on retrouve des commodos stylés (le bouton de démarrage est inspiré du contacteur que l’on avait sur les phares des vielles Enfield), et surtout un tableau de bord très moderne, avec, dans le cadran principal, deux trips plus un de réserve, jauge d’essence, horloge, témoin de révision et un indicateur de rapport engagé. L’écran de droite, lui, permet de faire monter un système de navigation “point par point”, simple et lisible, via une application dédiée. Un bouton au commodo gauche permet de faire défiler les informations. Elle est loin, l’archaïque simplicité de la Bullet !

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Dispo tout début 2021
Avec la Meteor, Royal Enfield a des ambitions mondiales : d’ailleurs, la seule différence entre notre version européenne et le modèle vendu en Inde tient dans la disparition du pare-sari obligatoire là-bas, ainsi que de la plaque d’immatriculation sur le garde-boue avant. Construite dans l’usine de Oradagam, près de Chennai (une usine moderne, construite en 2017, avec une capacité de 600 000 motos par an), la Meteor commence avec un plan de production de 10 000 unités par mois, mais la cadence pourrait augmenter. En effet, elle a été livrée dès le 6 novembre 2020 en Inde, et à fin novembre, elle avait déjà fait l’objet de plus de 20 000 commandes.

Une gamme de 140 accessoires (parmi lesquels 8 pare-carters différents, six selles, deux pare-brises) sera rapidement disponible pour en agrémenter l’usage.

Alors, n’est-elle pas alléchante, cette Royal Enfield Meteor ? D’autant qu’elle est garantie 3 ans, kilométrage illimité, avec assistance dépannage au besoin. Dès qu’elle sera dispo, au printemps 2021 (on vous en dit plus dès qu’on sait, probablement vers avril !), on aura hâte de la comparer à la Benelli 400 Imperiale (qui est plus chère, à 4399 €), et cela rend encore plus pressante l’envie de voir débarquer la charmante Honda CB 350 H’Ness !

Laquelle des trois aurait votre préférence ?

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