Le port du masque est donc devenu obligatoire ce vendredi matin sur l’ensemble du territoire parisien, en Seine-Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne pour toute personne de plus de 11 ans. Alors que se profile la rentrée scolaire, cette obligation, associée aux gestes barrières, entend freiner la circulation du coronavirus repartie à la hausse après les migrations estivales. Le premier ministre Jean Castex a déclaré jeudi 27 août : « L’épidémie regagne du terrain, et c’est maintenant qu’il faut intervenir ».

Pas d’exception pour les motards et les scootéristes
Alors que les motards auraient pu se croire dispensés de cette obligation (nous portons tous un casque et pratiquons de fait la distanciation sociale avec les autres usagers), il n’en est rien. Charge à nous, et tout particulièrement aux porteurs de lunettes, d’apprendre à lutter contre la buée et, pour ceux qui n’ont pas opté pour le jet, à apprendre à mettre un masque sous un casque intégral, ce qui constitue déjà un petit défi. Reste ensuite à rouler écran relevé mais bouche masquée (allez comprendre) pour éviter la formation excessive et dangereuse de buée. Un communiqué de la préfecture de police du 27 août précise bien que « le port du masque sera obligatoire pour tous les piétons circulant dans les espaces publics, les utilisateurs de vélos, deux-roues, trottinettes et autres engins de mobilité personnels, motorisés ou non. Les usagers circulant à l’intérieur des véhicules à moteur (voitures des particuliers, camionnettes ou poids lourds des professionnels) seront dispensés de cette obligation ».

Cyclistes et joggers exemptés
Un petit ajustement a toutefois eu lieu ce vendredi matin en exemptant, selon une logique qui nous échappe, cyclistes et joggeurs de cette obligation. Car s’il est certain que la pratique de l’exercice ne fait pas bon ménage avec le masque, souvenons nous de cette étude menée par des ingénieurs belges et néerlandais en aérodynamique et aérodynamique du sport pour établir la distanciation sociale à respecter avec des cyclistes et des joggers. Selon leurs conclusions, citées par numerama, la distance recommandée pour ne pas être touché par les gouttelettes de ces sportifs est de 10 mètres pour un cycliste (20 mètres s’il va vite), et de 5 mètres pour un jogger.

Après une phase pédagogique, le non-respect de cette obligation sera sanctionnée, « avec discernement » nous dit-on, d’une amende de 135 €.

Quant à la pertinence de la mesure, elle fait pour le moins débat, comme en atteste ce tweet du Dr Gérald Kierzek :

La communication de la FFMC pour montrer l’intérêt de la moto à l’heure du Covid-19

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